lundi 28 mai 2007
Avis de tempête
Par Myschka, lundi 28 mai 2007 à 02:41 :: Ma vie (ma Lose, mon poisson rouge)
(risque d’avalanche de boulets dans les prochains jours, loi de l’emmerdement maximum oblige)
Ceci est une note longue, que j’avais pensé à poster sur le CCC à la base, mais je me suis dit que comme les Connasses avaient déjà écrit sur le sujet, je n’allais pas faire une redite. Donc, je vous fais profiter de ma mauvaise humeur ici, ne suis-je pas généreuse ?
Ce qui est bien avec la Lose, c’est ce c’est un élément statistiquement fiable chez moi. Quelque part, ça donne une certaine stabilité à ma vie (oui, je dis ça parce que j’ai décidé d’être optimiste et de chercher le côté positif – oh non… ! – en toutes choses), tout le monde ne peut pas en dire autant, après tout. La Lose est donc une donnée constante de mon existence, j’en ai encore une fois eu la preuve ces derniers jours.
Je tiens par exemple à saluer une fois de plus la formidable incompétence des services de transports en commun (pour ne pas citer la Rentre Avec Tes Pieds et la Société Nationale des Connards Franchisés) qui m’a valu de me retrouver jeudi soir (enfin, vendredi matin), à minuit et demi au beau milieu de Châtelet sans pouvoir rentrer chez moi, avec pour seule explication une simple annonce : « Nous vous informons que le trafic sur la ligne D du RER est terminé, veuillez regagner les portes de sorties ». Merci en passant à Cat’s de m’avoir hébergée chez elle pour la nuit (cela dit j’aurais eu l’air bien con si elle n’avait pas été chez elle, et j’aurais eu bien mal au portefeuille si j’avais dû prendre un taxi pour venir jusque chez Petit-Fils à moi – non parce que le taxi jusque chez moi, autant me payer un billet d’avion direction la Côte d’Azur, ça m’aurait sans doute coûté moins cher).
Tout ça pour apprendre une fois arrivée chez la miss, qui avait regardé sur le site internet en attendant que je me pointe, qu’il y avait des travaux sur la ligne et que les trois derniers trains du soir étaient supprimés. Dans les deux sens. Bien évidemment, les employés de ma gare étant ce qu’ils sont, pas la moindre information affichée à l’intention des usagers, ce serait trop simple, et puis coller un bout de papier sur un mur c’est beaucoup trop fatigant, hein (sans compter que TOUT le monde a une connexion internet chez soi, c’est bien connu). Je n’ai donc aucune vie sociale jusqu’au 16 juin, à moins de sous-louer son canapé à Cat’s (ce qui risque d’arriver pas plus tard que samedi prochain, parce qu’il est hors de question que je loupe Tori Amos pour une putain d’histoire de problème de train). Oui, parce qu’il faut tout de même savoir que les trois derniers trains supprimés, ça veut dire rentrer chez moi avant 22h, super pratique quand on doit aller au ciné ou au restau avec les potes. Merci donc encore une fois à notre Bien Aimée Administration Française pour nous faciliter toujours plus la vie de tous les jours.
Bien sûr, je ne parle même pas de la « France qui se lève tôt », pour reprendre l’expression de notre cher dictat – euh, Président. Ou plutôt de celle qui fait éventuellement les trois huit et qui va être obligée de prendre des navettes avec deux ou trois correspondances de plus pour rentrer chez elle, tout ça parce qu’elle aura eu l’idée saugrenue de ne pas travailler aux horaires de bureau. Font chier ces pauvres, quand même, c’est vrai quoi, peuvent pas se payer une bagnole comme tout le monde ? Tss.
Bref. A eux de nous faire préférer le train, donc. Ahah.
Pour rester dans la continuité du sujet (la Lose, pas les horaires de trains foireux), ce week-end fut également un bel exemple de Poisse. J’avais oublié de préciser que suite à ma petite ballade forcée jusque chez Cat’s jeudi soir, les ampoules que je m’étais faites aux pieds plus tôt dans la soirée (mes fragiles petons n’aimant pas particulièrement la combinaison talons aiguilles + chaleur + marche forcée – même si je les porte presque tous les jours et que je n’ai jamais eu de problèmes avec, croyez bien que la Lose s’en fout), ont pris des proportions alarmantes voire cauchemardesques. Et que malgré deux jours de soins intensifs, j’ai quand même dû aller danser samedi avec les pieds couverts de pansements, de sparadrap, de deux paires de chaussettes et de demi-semelles spéciales avant de pouvoir me glisser dans mes chaussures. Masochiste, moi ? Même pas : ma petite sœur ayant eu une journée d’anniversaire foireuse, et la soirée prévue pour ses 18 ans étant tombée à l’eau, je n’allais certainement pas annuler la péniche où je lui avais proposé de venir pour compenser, simplement à cause d’ampoules aux pieds.
Finalement, j’aurais peut-être dû, en fait.
Parce que non seulement ma petite sœur a eu mal à l’estomac toute la soirée et n’a donc pas pu en profiter comme je l’aurais voulu (accessoirement elle dû subir les avances de deux MDF qui s’étaient dit qu’éventuellement, à quatre heures du matin, une fille qui souffrait assise dans son canapé depuis son arrivée était une bonne cible – oui, la connasserie cynique, c’est héréditaire, j’aime ma sœurette <3), mais en plus la playlist était pas terrible, et l’ambiance très bizarre, au point qu’on a toutes terminé la soirée sur la terrasse à faire nos langues de putes et à claquer des dents à cause du froid (cela dit merci à C pour les consos gratuites supplémentaires).
Enfin, si seulement il n’y avait eu que ça, ç’aurait encore pu être gérable. Mais voilà, Lose toujours, le before et l’after ont été, en outre, assez désastreux (sauf la partie chez ma femme, évidemment).
Première salve de boulets : en sortant de chez moi avec Ana pour aller jusqu’à la gare, une bande de wesh nous prend à parti. Que voulez-vous, nous avions eu la mauvaise idée de nous imaginer que nous pouvions passer devant eux sans nous faire insulter, naïves que nous sommes. Je ne sais pas si c’est mon esquive au moment où l’un d’entre eux a voulu me toucher les cheveux, le shoot d’Ana dans la jambe de celui qui a voulu lui faire un croche-pied ou notre indifférence totale lorsqu’ils se sont mis à nous crier « Gothiques ! Gothiques ! » (si tu veux...et ? t’as un problème psychologique avec le noir ? à moins que ce soit le rose, peut-être ? est-ce que je te fais un procès, moi, parce que tu as un goût vestimentaire déplorable et que le jaune fluo sur ton jogging est du plus mauvais effet ?), le fait est que quelque chose (outre le simple fait que nous existions, bien sûr) a dû leur déplaire, sinon ils ne nous auraient pas traitées de connasses sans raison, si ? Ah ben, si, peut-être bien.
Mention spéciale à celui qui nous a couru après et m’a carrément attrapée par les épaules pour me demander une clope. Bizarrement il a pas compris que je ne faisais pas buraliste auprès de gens qui m’appellent « connasse » ou « hey, pssst ! ». Donc, en plus, je ne suis « pas cool », ça alors, je ne vais pas m’en remettre. Ouais, vraiment, on se demande bien pourquoi, hein, si ça se trouve c’est un petit nom affectueux. Prochaine mission : apprendre à parler le wesh, et tout d’abord relire le tuto de Bady à ce sujet, ça me donnera peut-être des pistes de réflexion.
Je passe sur les habituels et inévitables MDF que nous avons pu croiser en soirée (salutations au passage à Monsieur Ankh, toujours fidèle au poste, ça fait chaud au cœur de voir une telle constance dans la boulettitude – ou pas), et passons tout de suite à la deuxième salve de boulets, alors que nous sortions de la péniche. Cette fois-ci, du wesh rentrant de soirée, et passablement bourré, en brochette de quatre ou cinq entassés dans une voiture, et qui ont quand même poussé le vice jusqu’à arrêter leur charrette et venir nous emmerder sur le trottoir parce que nous ne répondions pas. Je note tout de même que j’ai eu de la chance dans notre malheur, puisque apparemment, ils ne s’intéressaient qu’à « la blonde » (ma sœur) et à « la brune » (Ana). Si ça se trouve le rose ça leur plait pas ? Damn, je suis vexée dans ma féminité, là (comment ça, je suis pas crédible ?). Non, mais c’est sûr qu’entre les côtelettes d’agneau et le magret de canard, l’escalope de veau tout de suite c’est moins classe. Hein ? Comment ça, on n’est pas des bouts de viande ? Ah, pardon, j’avais cru un instant qu’ils faisaient leur marché, autant pour moi…
Mention spéciale pour la phrase culte (après que j’eus répondu gentiment que ma sœur était ma sœur, donc, et qu’en plus elle était mineure – oui, bon, c’est pas vrai et alors ? – et qu’en l’occurrence tu étais gentil, garçon, mais tu allais te la mettre sur l’oreille et retourner dans ta caisse) : « Ouais, ta sœur, j’la nique et ta mère aussi, salope ! ». Ouais, bien sûr, on lui dira, je suis certaine qu’elle sera ravie de la proposition (pas sûr cela dit qu’il ait entendu cette partie-là, j’allais pas en plus m’arrêter pour qu’il comprenne bien les mots qui sortaient de ma bouche – aurait-il compris d’ailleurs ? rien n’est moins certain, en tout cas nous avons désormais la preuve irréfutable que certaines personnes peuvent vivre sans cerveau). En tout cas, tu as raison : je suis une salope. Après tout, une salope c'est celle qui couche avec tout le monde sauf avec toi, donc c'est que ça doit être le cas.
Et enfin, last but not least (encore que...il y en a eu d’autres avant et après, mais là c’était quand même magnifique) : dans le train qui nous ramenait chez moi, alors que je commençais à avoir un gros coup de barre, deux gamins de quinze ans qui nous proposent, je cite, de nous « donner de l’occupation ». Bah écoute mon grand, je fais pas dans le détournement de mineurs donc ta bite tu vas l’occuper tout seul, hein. Merci à Ana de leur avoir répondu, et au gentil monsieur d’être resté à côté de nous au cas où ils seraient revenus nous faire chier. Ce qui, heureusement, ne fut pas le cas, mais c’est pas pour ça que la Lose nous a lâchées pour autant, hélas. Cela dit ça fait déjà beaucoup pour un seul week-end, alors on va faire comme si de rien n’était…
Ou pas (comme dirait Ana), mais là je suis fatiguée et puis j’ai dit que j’essayais d’être optimiste, zut à la fin.
Humeur du jour : blasée.
Etat du Neurone : connard cynique.
Etat du Poual : baobabesque pour cause de courbatures et de torticolis.
Coup(s) de gueule du moment : ahem.
Coup(s) de cœur du moment : j’ai réussi à dormir cette semaine \o/ (bon, sauf chez Cat’s, parce que manifestement, les ouvriers qui font les travaux en face de chez elle, s’ils ne s’entendent pas par-dessus le marteau-piqueur, nous, si, on les entend très bien gueuler à huit heures du matin, merci).
Dans les z’oreilles : de circonstance, je crois. On a tous des préjugés – Les Fatals Picards.
Dans les z’yeux : lien piqué sur le forum de Nawak City. Ca résume très bien ce que je vis au jour le jour (oui, moi je suis celle qui se fait agresser toutes les sept minutes dans le 95)…

