mardi 24 juillet 2007
La série noire continue
Par Myschka, mardi 24 juillet 2007 à 13:08 :: Ma vie (ma Lose, mon poisson rouge)
Je viens d’avoir mon neurologue au téléphone.
Figurez-vous qu’il y a de forts risques que je fasse une réaction allergique à la Copaxone, en gros le truc qui n’arrive jamais, sauf avec moi, évidemment. Les poussées de fièvre et les douleurs aussi violentes et pendant aussi longtemps après l’injection, c’est pas normal, paraît-il. Ca alors, je m’en serais pas doutée, tiens.
En conséquence de quoi, arrêt total du traitement pendant au moins une semaine, voire quinze jours, histoire de voir si la fièvre baisse ou pas. Si elle baisse, je fais une allergie et je dois stopper la Copaxone. Si elle ne baisse pas, je fais probablement une infection quelconque, ce qui aurait déclenché ma crise. Voire, si elle baisse, je fais une allergie et la fièvre aurait déclenché une crise par-dessus (option pour le moment retenue par neurologue bien-aimé, c’est fou ce qu’il est optimiste comme garçon, ça fait plaisir). Si je fais une infection, je ne peux pas soigner ma crise, puisque c’est incompatible avec les corticoïdes. Et si rien n’est lié et que je fais une crise « normale », il va encore falloir faire des analyses et attendre l’ordonnance, ce qui va encore retarder le moment où je vais pouvoir me soigner.
Dans tous les cas je vais quand même devoir souffrir pendant au moins une semaine, bloquée chez moi sans pouvoir me déplacer (vu comment j’ai mal ce serait franchement challenge).
Pour ajouter encore à la bonne humeur ambiante, si je ne supporte pas la Copaxone, je vais devoir prendre de l’Interféron, avec tous les inconvénients que ça implique, dont consultation psychiatrique pour voir si je ne suis pas suicidaire, et très probablement je vais aussi devoir prendre en plus des antidépresseurs ou des anxiolytiques (puisque l’Interféron, parmi tous ses merveilleux effets secondaires possibles, provoque assez souvent des dépressions, en plus des états grippaux et de l’immunodéficience). Parce que oui, je ne vous avais pas dit, mais faire des crises aussi souvent, c'est pas franchement rassurant quant à l'évolution de la maladie, en plus, donc je suis plus ou moins obligée de prendre un traitement de fond, et je ne peux plus me permettre de ne traiter que les crises ponctuellement.
Alors inutile de vous dire que HP7, là tout de suite, je m’en cogne royalement (c’est ballot, il est pourtant enfin arrivé dans ma boîte aux lettres), j’ai même limite pas envie de le lire avant la sortie française, du coup.
…
Je vais aller me pendre, je crois.
(Et bon, outre que je suis réduite à l’état de larve agonisante en ce moment, ça veut dire aussi que le Castelfest début août, je peux lui dire adieu, la soirée d’anniversaire d’Ana et de ma femme aussi, sans compter mon de plus en plus hypothétique job de pigiste, puisque je ne suis pas capable de me déplacer pour rencontrer le rédac-chef. Ma vie est formidable, vraiment)

